1. Laquelle des descriptions suivantes correspond le mieux à une «obligation dépouillée» sur le marché canadien des titres à revenu fixe?
- A. Une obligation dont les paiements de coupons et le remboursement du capital ont été séparés et vendus individuellement en tant que titres à coupon zéro ✓
- B. Une obligation émise par un gouvernement provincial dont les paiements d'intérêts sont exempts de retenue d'impôt
- C. Une obligation à taux variable dont le coupon est périodiquement ajusté en retirant l'écart par rapport à un taux de référence
- D. Une obligation convertible dont la clause de conversion a été supprimée et vendue séparément
Une obligation dépouillée (ou «strip bond») est créée lorsqu'un courtier sépare («dépouille») les paiements de coupons du capital d'une obligation classique et vend chaque flux de trésorerie comme un titre à coupon zéro distinct. Les acheteurs ne reçoivent aucun intérêt périodique; ils achètent plutôt à escompte et reçoivent la valeur nominale à l'échéance. Les autres options décrivent des produits ou des caractéristiques qui n'existent pas selon cette définition.
2. Un client détient 500 parts d'un fonds négocié en bourse (FNB) à la Bourse de Toronto. Quelle affirmation concernant la différence entre l'établissement du prix d'un FNB et celui d'un fonds commun de placement traditionnel est EXACTE?
- A. Un FNB est évalué en continu pendant la séance boursière et peut se négocier à prime ou à escompte par rapport à sa valeur liquidative (VL) ✓
- B. Un FNB est évalué une fois par jour à la VL de clôture, tout comme un fonds commun de placement traditionnel
- C. Un FNB doit toujours se négocier exactement à sa VL en raison des exigences obligatoires de rachat
- D. Le prix d'un FNB est fixé par le gestionnaire du fonds chaque matin avant l'ouverture des marchés
Les FNB se négocient en bourse tout au long de la journée à des prix déterminés par l'offre et la demande. En raison de cette négociation continue, le prix du marché peut s'écarter de la VL du fonds, entraînant une prime ou un escompte. Cela contraste avec les fonds communs de placement traditionnels, qui sont évalués une fois par jour à la VL après la fermeture des marchés. Les participants autorisés et le mécanisme d'arbitrage maintiennent l'écart à un niveau minimal, mais ne l'éliminent pas entièrement.
3. Quel risque est LE PLUS associé à une obligation à long terme du gouvernement du Canada par rapport à un bon du Trésor à court terme du gouvernement du Canada ?
- A. Le risque de crédit, car les échéances plus longues augmentent la probabilité de défaut du gouvernement
- B. Le risque de liquidité, car les obligations à long terme se négocient moins fréquemment que les bons du Trésor
- C. Le risque de taux d'intérêt, car la duration plus longue rend le prix de l'obligation plus sensible aux variations des taux d'intérêt ✓
- D. Le risque de réinvestissement uniquement, car les bons du Trésor ne comportent aucun risque de réinvestissement
La duration mesure la sensibilité du prix d'une obligation aux variations des taux d'intérêt ; plus l'échéance est longue, plus la duration est élevée et, par conséquent, plus la volatilité du prix est grande pour une variation donnée des taux. Les obligations du gouvernement du Canada comportent un risque de crédit négligeable. Les deux instruments sont très liquides sur le marché canadien. Le risque de réinvestissement existe pour les deux titres, mais il ne constitue pas le risque distinctif principal entre eux.
4. Un investisseur canadien achète une option d'achat sur 100 actions d'un titre coté à la TSX avec un prix d'exercice de 50 $ CAD et paie une prime de 3 $ CAD par action. Quelle est la perte maximale possible pour l'investisseur ?
- A. 300 $ CAD, soit le montant total de la prime payée ✓
- B. 5 000 $ CAD, soit le coût d'achat des actions au prix d'exercice
- C. Illimitée, car les pertes sur options sont théoriquement infinies
- D. 4 700 $ CAD, soit le prix d'exercice moins la prime multiplié par 100 actions
L'acheteur d'une option d'achat bénéficie d'une perte maximale limitée. Dans le pire des cas, l'option expire sans valeur et la totalité de la prime est perdue. Avec une prime de 3 $ CAD par action sur 100 actions, la perte maximale est de 300 $ CAD. Le risque de perte illimitée s'applique au vendeur (émetteur) d'une option d'achat non couverte, et non à l'acheteur.
5. Laquelle des caractéristiques suivantes distingue une débenture d'une obligation corporative garantie?
- A. Une débenture est garantie uniquement par la solvabilité générale de l'émetteur, et non par des actifs spécifiquement donnés en garantie ✓
- B. Une débenture verse des intérêts à taux variable, tandis qu'une obligation garantie verse toujours un taux fixe
- C. Une débenture est émise exclusivement par le gouvernement fédéral, tandis que les obligations garanties sont émises par des sociétés
- D. Une débenture est un instrument à court terme arrivant à échéance en moins d'un an, tandis qu'une obligation garantie a une durée supérieure à un an
Une débenture est un titre de créance non garanti; les porteurs disposent d'une créance générale sur les actifs de l'émetteur en cas de défaut, mais celle-ci n'est pas adossée à un actif spécifiquement mis en gage ni à un portefeuille de garanties. Les obligations garanties, en revanche, sont adossées à des actifs identifiables (p. ex., équipements, biens immobiliers). Le type de taux d'intérêt (fixe ou variable) et la durée sont indépendants du caractère garanti ou non garanti de l'obligation.
6. Un certificat de placement garanti (CPG) acheté auprès d'une institution canadienne acceptant des dépôts qui est membre de la Société d'assurance-dépôts du Canada (SADC) est admissible à la protection des dépôts. Jusqu'à quelle limite de couverture de la SADC la protection s'applique-t-elle par déposant et par catégorie assurée pour les dépôts admissibles?
- A. 100 000 $ CA par déposant et par catégorie assurée ✓
- B. 250 000 $ CA par déposant au total, tous comptes confondus
- C. 500 000 $ CA par déposant et par catégorie assurée
- D. 1 000 000 $ CA par déposant au total, toutes institutions confondues
La SADC protège les dépôts admissibles détenus dans des institutions membres jusqu'à concurrence de 100 000 $ CA par déposant et par catégorie assurée, et ce, dans chaque institution membre. Les dépôts admissibles peuvent comprendre les CPG et les dépôts à terme. Les règles actuelles de la SADC ne limitent plus la couverture aux dépôts dont le terme initial est de cinq ans ou moins, ni aux seuls dépôts en dollars canadiens.
7. Quelle affirmation décrit le MIEUX une « note à capital protégé » (NCP)?
- A. Un produit structuré qui garantit le remboursement du placement initial à l'échéance tout en offrant un potentiel de rendement lié à un actif sous-jacent ou à un indice ✓
- B. Une obligation garantie par le gouvernement dont le taux de coupon est indexé sur l'indice des prix à la consommation
- C. Un instrument du marché monétaire à court terme émis à escompte et remboursé à la valeur nominale
- D. Un fonds commun de placement qui investit exclusivement dans des titres à revenu fixe de qualité investissement afin de protéger le capital
Une note à capital protégé (NCP) est un produit structuré qui garantit contractuellement le remboursement de 100 % du capital investi à l'échéance (sous réserve de la solvabilité de l'émetteur), tout en offrant un rendement variable lié à la performance d'une référence sous-jacente (p. ex., indice boursier, matière première). La garantie n'est pas cautionnée par le gouvernement; il s'agit de l'engagement de l'émetteur. Les NCP se distinguent des obligations indexées sur l'inflation, des bons du Trésor et des fonds communs de placement axés sur la préservation du capital.
8. Un investisseur envisage d'acquérir des parts d'une fiducie de placement immobilier (FPI) inscrite à la TSX. Laquelle des affirmations suivantes est exacte concernant les FPI canadiennes?
- A. Les FPI canadiennes sont structurées sous forme de fiducies et sont tenues de distribuer une part substantielle de leur revenu imposable aux porteurs de parts afin de conserver leur statut fiscalement avantageux ✓
- B. Les FPI canadiennes doivent investir au moins 80 % de leurs actifs dans l'immobilier résidentiel et il leur est interdit de détenir des propriétés commerciales
- C. Les distributions provenant d'une FPI canadienne cotée en bourse sont toujours traitées comme des gains en capital entre les mains du porteur de parts
- D. Les FPI canadiennes sont réglementées exclusivement par l'OCRI et sont exemptées de la législation provinciale sur les valeurs mobilières
Les FPI canadiennes sont des fiducies de revenu structurées de manière à transmettre les revenus directement aux porteurs de parts. Pour bénéficier du traitement fiscal des fiducies de fonds commun de placement prévu par la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada), elles doivent distribuer la quasi-totalité de leur revenu imposable chaque année, évitant ainsi l'imposition au niveau de l'entité. Elles peuvent investir dans divers types de biens immobiliers (résidentiels, commerciaux, industriels). Les distributions peuvent comprendre des revenus, un remboursement de capital et des gains en capital — et non exclusivement des gains en capital. Les FPI sont assujetties à la législation provinciale sur les valeurs mobilières en plus de la surveillance exercée par l'OCRI.
9. Dans quel scénario le détenteur d'une option de vente sur une action cotée à la TSX serait-il le PLUS susceptible d'exercer l'option?
- A. Lorsque le prix du marché de l'action tombe significativement en dessous du prix d'exercice de l'option ✓
- B. Lorsque le prix du marché de l'action monte significativement au-dessus du prix d'exercice de l'option
- C. Lorsque l'action verse un important dividende spécial avant l'échéance
- D. Lorsque la volatilité implicite de l'action diminue brusquement
Une option de vente confère au détenteur le droit de vendre l'action sous-jacente au prix d'exercice. Il est rentable d'exercer l'option lorsque le prix du marché de l'action est inférieur au prix d'exercice (c'est-à-dire que l'option est « dans le cours »), car le détenteur peut vendre les actions à un prix d'exercice plus élevé. Lorsque le prix de l'action dépasse le prix d'exercice, l'option de vente est « hors du cours » et ne serait pas exercée. Les dividendes et les variations de la volatilité implicite influent sur le prix des options, mais ne constituent pas le déclencheur de l'exercice d'une option de vente.
10. Lequel des produits suivants exposerait LE PLUS un investisseur de détail au risque de contrepartie, en plus du risque de marché?
- A. Un contrat à terme de gré à gré (OTC) sur des dollars canadiens ✓
- B. Une obligation négociable du gouvernement du Canada
- C. Un FNB indiciel d'actions coté en bourse à la TSX
- D. Un CPG détenu dans une institution membre de la SADC, dans les limites de couverture de la SADC
Un contrat à terme de gré à gré est un contrat dérivé bilatéral; l'investisseur est donc exposé à la fois au risque de marché découlant des fluctuations de la devise sous-jacente et au risque de contrepartie si l'autre partie manque à ses obligations. Une obligation du gouvernement du Canada comporte un risque de marché et un risque de taux d'intérêt, mais le risque de crédit de l'émetteur est très faible et il ne s'agit pas essentiellement d'un produit exposé au risque de contrepartie. Un FNB coté à la TSX est soumis au risque de marché, mais l'exposition à la contrepartie est généralement atténuée par les mécanismes de la bourse, de la garde et du règlement. Un CPG détenu dans une institution membre de la SADC, dans les limites assurées applicables, est protégé contre la défaillance de l'institution membre jusqu'à concurrence de la limite assurée.